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Cuil – Que sont-ils devenus ?
jan 12th, 2010 by jerome

Logo cuilEn Juillet 2008, Cuil, le moteur cool, était lancé en grandes pompes : Le futur Google Killer ? La rupture technologique que tout le monde attend ?

Les premières critiques furent assez mauvaises. Ici aussi d’ailleurs, sur motrech, notre déception fut grande. Par la suite, l’originale présentation en colonnes de Cuil fut également mise à mal d’après des études d’eye-tracking.

Maintenant que le soufflet du buzz est retombé et que finalement presque plus personne ne parle de Cuil, qu’est donc devenu ce moteur de recherche ?

Tout d’abord, en terme d’audience, où en est Cuil ?

cuil-buzz

Le pic de buzz de Cuil à son lancement

L’effet buzz est clairement terminé et la déception semble être générale, puisque Cuil ne semble avoir fidélisé que peu de visiteurs. Et comparé aux autres moteurs de recherche, ça donne quoi ?

cuil-compared

Audience de Cuil comparée à Ask et Bing

Comparé à Ask et Bing, l’audience de Cuil est insignifiante (même la période de buzz parait inexistante). Je ne pouvais d’ailleurs pas comparer avec Google, sinon, la courbe de Cuil devenait invisible.

Emilie : c’est ce que je me suis dit aussi. :)

Permier constat : Cuil n’a pas convaincu et n’a pas trouvé son public. Question sous-jascente, comment Cuil fait-il pour vivre ?

Côté fonctionnalités, Cuil a t-il évolué ?

Après toute une batterie de tests sur Cuil, pas facile de répondre à cette question. Je dirais oui et non.

Oui, sur les recherches « encyclopédiques ». Que ce soit au niveau des suggestions de recherche, des résultats de recherche ou encore des informations complémentaires (présentées à droite des résultats), il y a plein de choses intéressantes et on peut sentir que Cuil prend un virage « sémantique ».

Sur la recherche Johnny Depp par exemple, vous découvrez dans la colonne de droite :

  • Une chronologie des événements de la carrière de l’acteur
  • D’autres personnalités du cinéma nées à Houston
  • Des personnalités américaines d’origine Portugaise
  • D’autres enfants Acteur

Emilie : j’ai fait une recherche sur Mickael Jackson, et je suis un peu déçue.

En revanche, pour les recherches généralistes, Cuil est très décevant. En règle général il ne parvient pas (à défaut d’un classement « à la » PageRank) à identifier le ou les sites de référence.

Par exemple, je recherchais de la documentation sur la fonction PHP strstr. Cuil ne me retourne aucun lien sur la documentation de cette fonction. En revanche il me retourne des sites n’ayant aucun rapport avec le sujet, mais juste une malheureuse trace d’erreur sur la page : « Warning: strstr() [function.strstr]: Empty delimiter. »

Autre exemple. A votre avis, si vous effectuez une recherche sur les termes Jean Véronis, est-ce que son site Aixtal ressortira en première position ? Et bien sûr Cuil j’ai paginé les résultats aussi loin que je le pouvais et je n’ai trouvé aucune mention du site de Jean. Etrange non ?

D’ailleurs, parmi les petites choses agaçantes de Cuil, j’ai noté le mauvais encodage des caractères, ce qui produit des caractères bizarres sur certains résultats, ou encore une pagination très étrange et qui plante parfois.

Conclusion

Malgré des apparences trompeuses au premier regard, Cuil a évolué de manière significative depuis son lancement. Il semble prendre une direction très « sémantique ». Cuil semble également expérimenter l’aspect social en proposant un bouton Facebook Connect lui permettant d’indexer les infos de votre mur et ainsi de vous fournir des résultats « personnalisés » (bon, pour ma part j’ai eu un message d’erreur lors de l’indexation).

Emilie : moi, aucun souci d’indexation. Et c’est plutôt pratique.

En revanche, Cuil a encore énormément de progrès à faire sur les recherches classiques, et c’est finalement la raison pour laquelle il n’a pas trouvé son public.

Emilie : comme certainement la majorité des internautes, j’ai testé Cuil au moment de sa sortie, en grandes pompes. Depuis, je ne l’ai pas utilisé une seule fois. Effectivement, pour les recherches classiques, il y a encore pas mal de progrès à faire ; lorsqu’on lance une requête sur Twitter, on n’obtient pas dans les résultats le site officiel. Bof, bof… Décevant, et pas trop envie de l’utiliser couramment.

itpints : le moteur de recherche en temps réel
sept 25th, 2009 by emilie

Je viens de tester itpints, un moteur de recherche en temps réel (il va logiquement chercher les derniers articles, les dernières informations qui sont sorties sur le sujet de votre requête), sorti cet été et encore en bêta. Et mon sentiment est : « bof ».

Le temps de recherche a été super long pour moi (mais apparemment, c’est pas tout le temps), l’interface pourrait être améliorée et la pertinence des retours également (pour « Yahoo », je récupère des articles où est cité un email avec yahoo). J’accroche pas trop. Et puis, on sait peu de choses sur les sources qui sont consultées.

itpints

itpints se distinguerait des autres moteurs de recherche du même type (yauba, scoopler…) par le fait qu’il ne remonte pas essentiellement des infos issues de Twitter. C’est si vrai que je n’ai vu aucun tweet mentionné pour ma recherche sur « Yahoo ». :)

Si l’on en croit le sondage lancé sur le blog d’itpints, il n’est pas prêt de devenir LE moteur de recherche en temps réel. En tête, on a Collecta.

Jérôme : Effectivement Emilie, durant tous mes tests, itpints a été très, très, très lent !!! Ce qui finalement est un comble pour un moteur de recherche temps-réel, non ? Cette lenteur serait-elle le signe qu’itpints est un simple mashup qui agrège les résultats à la demande et n’index rien ?

De plus, les résultats sont étranges : sur certaines recherches, il retourne exclusivement des résultats provenant de BackType,(service de recherche en temps réel d’ailleurs plus intéressant à mon sens), et sur d’autres recherches exclusivement des résultats provenant de Twitter. En fait, je ne comprends pas bien comment fonctionne itpints. Ce qui ne me donne pas vraiment envie de l’utiliser  et relance un vieux débat de motrech : L’utilisateur doit-il « comprendre » le fonctionnement des moteurs de recherche ? Pour ma part, je pense que non. En revanche l’utilisateur doit être en mesure de trouver une certaine logique dans les résultats, et ainsi se fabriquer petit à petit un modèle mental de fonctionnement du moteur de recherche. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Bing, le moteur de recherche qui monte, qui monte, qui monte, …
sept 17th, 2009 by jerome

… et qui va commencer à chatouiller Yahoo! et bientôt Google. En effet, Mashable nous livre les dernières mesures Nielsen (voir ci-dessous) et Bing affiche pour le mois d’août une progression de 21% en nombre de recherches. Bing passe ainsi la barre symbolique des 10% de part de marché en s’octroyant 10,7%.

Un bien belle percée pour le moteur made in Microsoft. Nous avions à de multiples reprises mentionné sur motrech que seul Microsoft serait aujourd’hui d’un point de vue financier et d’un point de vue technique capable de venir se frotter à maître Google et il semblerait que ce soit la direction que prenne Bing.

Part de marché de moteurs de recherche (Août 2009)

Part de marché de moteurs de recherche (Août 2009)

Certes, les énormes campagnes marketing ni sont pas pour rien, mais il faut avouer que Microsoft nous propose avec Bing un moteur qui se démarque de Google, tout en offrant des qualités indéniables et des innovations réelles. Google est tellement ancré dans les esprits que la route sera encore longue pour Bing, mais vive la concurrence !

Emilie : en général, quand un nouveau service apparaît, il fait l’objet d’un intérêt important pendant une courte période. Puis ça s’essouffle. C’est ce qui s’est passé avec Bing, sauf qu’il n’a pas dit son dernier mot. Tout doucement, au cours de ces derniers mois, il a grappillé des parts de marchés, petites certes, mais c’est l’endurance qui paye. Successeur de Live Search, il fait mieux que lui. Le partenariat avec Yahoo est-il en cause ? Certainement un peu. On peut en tous cas se réjouir ! Microsoft s’attaque au Web (alors que Google prend le chemin inverse) et avec Bing, la société américaine a trouvé un bon point d’entrée.

La longueur moyenne des requêtes augmente, et alors ?
sept 16th, 2009 by emilie

J’avais lu ça chez chez Jean-Marie il y a quelques mois (en mars). Oui, je sais, ça fait super loin. Mais l’info, je pense doit être encore d’actualité puisque les pourcentages qu’il donne sont valables pour 2009. Il semble que depuis 1998, date à laquelle il a commencé à s’intéresser au sujet, la longueur moyenne des requêtes augmente ; elle serait passée de 1,2 mots par requête en 1998 à une moyenne de 3 mots et plus en 2009. L’intérêt de l’article, au-delà du côté factuel, c’est qu’il permet de prendre conscience de la chose suivante :

L’optimisation des pages d’un site doit maintenant prendre en compte les mots associés, ou, si l’on préfère, les co-occurrences clés…

Et qu’il fournit quelques conseils avisés :

Identifier l’univers lexical de son blog en analysant les co-occurrences de mots clés significatives, puis définir une thématique précise par billet, en optimiser sémantiquement le contenu et intégrer la phrase clé centrale (entre 2 et 5 termes pondérés) dans l’URL.

Donc, avis aux pros et aux moins pros ! Petite remarque pour terminer. Tout cela prouve t-il aussi que les internautes ont appris à faire des requêtes plus précises, pour trouver plus rapidement et facilement ce qu’ils recherchent ?

Jérôme : Oui, je pense que la culture moteur de recherche commence à rentrer dans les habitudes : les utilisateurs ont par eux mêmes expérimentés les moteurs de recherche et ont finalement remarqué qu’une recherche précise leur permettait d’obtenir des résultats précis. Est-ce pour cela que Google a récemment allongé son champ de recherche ?

D’un point de vue SEO, je rejoindrais bien évidemment les propos de Jean-Marie. Mais même si la longueur des recherches, met encore un peu plus en avant le fait que le contenu est roi, c’est déjà une règle bien connu des spécialistes en référencement : sans un contenu bien travaillé, point de positionnement sur les moteurs de recherche.

Les mots-clés les plus dangereux pour faire des recherches sur le Web
sept 10th, 2009 by emilie

Selon une étude de McAffee, le mot le plus dangereux est « screensavers ». Franchement, c’est le terme auquel j’aurais le moins pensé. Et de manière générale toutes les expressions comprenant « free » sont à risque (malwares, sites frauduleux…). Je ne vous dit pas la réputation du logiciel libre et de l’open source ! Par contre, si vous faites des recherches sur le contexte économique actuel, les risques sont moindres.

mcafee_dangerous_search_terms

Le rapport 2009 de McAffee est téléchargeable ici. Pour connaître les mots à risque de 2006 et de 2007, c’est et .

Jérôme : Ce que je constate et qui me frappe c’est que globalement, il s’agit des recherches les plus courantes : Rihanna et ses tracas avec Chris Brown, les Jonas Brothers, Twilight, Barack Obama, … Pas fous ces créateurs de virus et autres vers!!! Ce qui est impressionnant c’est qu’ils parviennent à positionner leurs « créations » aussi bien dans les résultats des moteurs (sauf pour les screensavers et les jeux gratuits qui semblent des « cibles » assez naturelles : les logiciels à télécharger restant à mon sens l’un des moyens les plus simples de cacher du code pour s’introduire dans la machine d’un internaute).

A quoi pensons-nous quand nous saisissons une requête ?
juin 17th, 2009 by emilie

Le Pen State Univeristy a mis au point un système qui identifie automatiquement dans quelle phase du processus de recherche se trouve l’internaute (quand il tape une requête) et quelle est sa démarche : spécialisation, généralisation… L’objectif, l’assister dans sa recherche. Ce système, conçu sur la base de l’analyse d’un million de requêtes Dogpile, repose sur un certain nombre de constats, en particulier celui-ci : « L’internaute reformule dans 20 % des cas au moins une fois les termes qu’il saisit dans le champ de recherche, avant d’être satisfait par le résultat. » (L’Atelier)

Il s’agirait alors plutôt d’un moteur de recherche prédictif que descriptif.

Mieux, moins bien ou différent que la suggestion de mots et expressions au moment de la saisie d’une requête ? Est-ce que ça apportera autant d’avantages que le dit le Pen State University ?

Jérôme : Ce genre d’outil me semble tout à fait complémentaire à la suggestion de mots clés. Beaucoup de recherches tentent depuis pas mal d’années de modéliser le comportement de l’utilisateur afin de l’assister, mais en fixant la barre trop haut, ces systèmes sont généralement difficilement généralisables. Or, ce que propose la Pen State University me semble intéressant car facilement généralisable (s’il ne s’appuye pas sur des modules linguistiques), et très pragmatique : détecter si l’utilisateur reformule sa requête pour l’élargir ou la restreindre afin de l’aider dans cette tâche : idée simple, mais qui me semble très prometteuse. Reste à savoir comment l’intégrer d’un point de vue interface utilisateur et utilisabilité…

La recherche sémantique sur Twitter au service la recherche d’emploi
mai 7th, 2009 by emilie

Un titre un peu long, je vous l’accorde. Mais au moins, tout y est. On sait tout avant même de lire l’article et l’addition donne ça :

moteur de recherche + sémantique + Twitter + emploi = TwitterJobSearch


Une fois la requête saisie, le moteur vous renvoie les résultats. Vous pouvez :

  • Savoir quand le tweet a été publié
  • Accéder directement à la page décrivant le poste
  • Re-tweeter le tweet
  • Connaître le salaire proposé
  • Suivre l’auteur de tweet (au cas où il reposte l’info)
  • Savoir quel est le type de poste : temps plein, temps partiel…

On apprend que :

We use semantic tools to look at what was said. We then look at what they’ve said before. We then look at who was saying it.

L’avis d’un expert est le bienvenu. Jérôme ? Est-il vraiment sémantique ou pas selon toi au bien est-ce encore un pseudo moteur de recherche sémantique ?

Jérôme :

Là il y a challenge ! Et pas facile de répondre à cette question ! Mais au premier abord, je dirais que non. Et je dirais même que si le service est plutôt bien fait et très pertinent d’un point de vue positionnement, il l’est beaucoup moins d’un point de vue pertinence des réponses. En effectuant par exemple la recherche « Chief Technical Officer » (qui est une recherche relativement commune dans le contexte de ce moteur), j’obtiens en 4ème résultat un poste intitulé « Organic Chemist – Clean Technology » (pas grand chose à voir avec ma recherche, non ?). Après étude de la page de l’annonce, nous retrouvons la phrase suivante : « Work in collaboration with the Chief Technical Officer » !!! Et dans la première page de résultats il y a plusieurs exemples du même type!

Alors si les créateurs de twitterjobsearch ont développé des algorithmes hyper complexes et soit disant « sémantiques » pour obtenir de tels résultats, je pense qu’ils ont définitivement perdu leur temps. En filtrant de manière efficace leurs sources et en développant une méthode générique d’extraction des intitulés de postes, ils auraient obtenus de bien meilleurs résultats.

Bref, à mes yeux, un produit intéressant, mais qui a encore du chemin à faire sur la pertinence pour fournir un vrai service à l’utilisateur.

Kosmix : le Yahoo 2.0 !
fév 23rd, 2009 by emilie
Les créateurs de Kosmix (auxquels ont doit Junglee, le premier moteur de recherche de shopping sur Internet, vendu à Amazon en 1998) avaient pour ambition de concurrencer Google, mais étant donné la conjoncture, ils ont dû revoir leurs ambitions à la baisse. Ils ont donc décidé de se focaliser sur un point majeur : la navigation sur le Web.

En fait, Kosmix récupère les informations en provenance de milliers de moteurs de recherche, classés en différentes catégories, et y applique un algorithme de tri qui permet à l’utilisateur de n’accéder qu’aux résultats les plus pertinents.

Kosmix est présenté par Venky Harnarayan comme un outil permettant d’explorer un sujet :

« Si vous recherchez quelques choses de précis, Google est parfait. En revanche, si vous êtes encore en phase d’exploration, les résultats de Kosmix seront bien plus complets, offrant une vue à 360 degrés d’un sujet. Voyez Kosmix comme un guide pour le Web, un site qui organise l’information autour d’un sujet donné et l’affiche plus clairement que les pages infinies de résultats d’un moteur de recherche classique. »

Voici une petite vidéo de présentation :

Kosmix: Your Guide to the Web from Kosmix on Vimeo

Vidéos, images, news, livres… On y trouve de tout et l’information est plutôt bien agencée. Forcément, on n’est pas habitué à ce mode de présentation mais avec le temps… Ce que j’aime dans Kosmix, c’est qu’on a une vue globale et centralisée des informations. Un autre méta-moteur, certes, mais celui-ci a quelque chose de plus, non ?

Jérôme : Lorsque je pense moteur de recherche, deux Saint Graals me viennent en tête.

En premier lieu, le moteur de recherche hyper simple, à la Google, qui me délivrerait LA réponse à ma recherche. Un tel moteur nécessiterait une connaissance très intime de mon esprit, de ma vie, de mes goûts, de mes centres d’intérêts. Bref, on pourrait appeler ça un bio-moteur qui serait d’une manière ou d’une autre connecté à mes sens et à ma pensée, à mon être.

Le deuxième moteur de recherche idéal serait celui qui me fournirait un résumé intelligent et intelligible des différentes réponses possibles à ma recherche, m’offrant une vue globale des pistes possibles, me permettant ainsi de découvrir de nouveaux horizons mais aussi de spécialiser ma recherche selon le contexte dans laquelle je suis à cet instant précis.

Kosmix se positionne dans cette seconde catégorie. Il offre, à travers une interface très soignée une vue synthétique très efficace des différents domaines auxquels votre recherche peut s’appliquer. Rajoutez à celà quelques données factuelles (sémantiques ?) vous permettant d’élargir ou de spécialiser votre recherche à des sujet connexes et vous obtenez Kosmix.

Il existe aujourd’hui sur Internet de nombreuses sources d’information hyper spécialisées et Kosmix l’a bien compris. Il extrait les informations de chacune de ces sources et vous les sert de manière appropriée. Je le vois pour ma part comme une sorte de wikipedia construit dynamiquement à partir des différentes sources d’information disponibles sur la toile. Bref, c’est un méga-mashup, mais organisé de manière très intelligente. Kosmix a bien compris que le web n’était plus un ensemble plat de pages à indexer, mais un ensemble structuré , organisé, spécialisé et hierarchisé d’information.

Je n’avais encore jamais vu un tel moteur. Kosmix est extraordinaire. Il a, à mon sens le potentiel d’entrer dans le cours des grands. Mais il faudra pour celà qu’il améliore sa gestion des questions précises. Car s’il est très fort et très intéressant sur les recherches portant sur un concept, un nom, un lieu, une personne, un objet il devient beaucoup moins intéressant sur des requêtes un peu plus précises.

Vous l’aurez compris, Kosmix est mon coup de coeur de ce début 2009. Il y aurait encore beaucoup à dire sur les qualités de ce moteur : facile à monétiser par l’affiliation, un point de vue très pragmatique de ses concepteurs sur les usages des moteurs de recherche, etc…

Bravo à Kosmix qui offre quelque chose de vraiment nouveau et de grande qualité!

La recherche de cours avec Mokhles
jan 22nd, 2009 by emilie

Les moteurs de recherche verticaux, il y en a à la pelle. Celui qui fait l’objet de ce billet est spécialisé dans la recherche de cours, basé sur Google et français. Il s’appelle Mokhles.

J’aurais bien aimé avoir quelques retours de son créateur mais mon mail est resté sans réponse. Dommage.

Mokhles permet de rechercher des cours dans différents formats : PDF, doc, PPT, contenus Web (pas open office ?) et bientôt des images et « autres » (difficile de savoir de quoi il s’agit d’ailleurs, on ne trouve aucune information sur le site). Soit vous choisissez un format en particulier, soit vous lancez une recherche pour l’ensemble des formats.

L’interface est très sobre et pourrait être vraiment améliorée. Il faut par exemple lever les yeux vers le coin gauche, en haut, pour savoir quel format de documents a été choisi.

Sur le principe, c’est plutôt bien : avoir un moteur de recherche dédié pour la recherche de cours. Mais rien d’extraordinaire avec Mokhles. Je pense toutefois qu’il peut répondre aux besoins de quelques personnes.

Jérôme devrait, j’en suis certaine, faire un retour quasi identique à celui qu’il avait fait au sujet de OpThink.

Jérôme : Effectivement Emilie. Il est aujourd’hui tellement facile de monter un moteur vertical en utilisant Yahoo! ou Google que ce dernier se doit d’être un peu plus qu’un simple moteur filtrant ses sources ou reformulant la requête.

Dans le cas de Mokhles, je pense qu’il s’agit simplement d’une reformulation de la requête : le terme « cour » est ajouté à chacune des requêtes. La preuve en faisant une petite faute d’orthographe. Voici ce qui est suggéré pour la recherche « analyse de fourrier »:


Et en regardant l’URL de recherche on voit bien que Mokhles se contente simplement de rajouter le mot « cour » devant chacune de vos recherches.

&q=cour+analyse+de+fourrier

Bon, ça me semble un peu limité, mais pourquoi pas, si au moins Mokhles filtre ses sources. Petit test avec la recherche « bourse ». Si Mokhles filtre ses sources afin de nous proposer uniquement des cours, nous devrions récupérer des cours de finance ou d’économie et non pas bourse.lesechos.fr, boursier.com, etc … Raté !


Visiblement il ne filtre même pas ses sources et affiche tout simplement les résultats de Google.

Vous l’aurez compris, passez votre chemin : un moteur de recherche vertical doit proposer des spécificités à sa verticalité, sinon il n’a pas le moindre intérêt.

A découvrir : les Exalead Labs
jan 12th, 2009 by jerome

Suite à la bonne bouffe à laquelle nous avait convié Wikio, les Wikio Labs ont fait parlé d’eux sur la blogosphère (chez Jean-Marie, chez Christophe, etc). Je n’ai malheureusement pas trop le temps de participer, mais les choses avancent et Jean nous propose régulièrement de belles petites nouveautés comme l’analyse des backlinks, ou encore les nuages des personalités de l’actu.

Mais Wikio n’est pas le seul acteur français à tester, expérimenter et proposer des nouveautés. Exalead également. Après avoir été exaspérant, notre moteur bien français me semble aujourd’hui intéressant, et particulièrement son ExaLabs.
J’ai découvert ce laboratoire caché grâce à un commentaire de Régis Gaidot. Merci à lui.
Que nous proposent donc de si intéressant l’ExaLabs ? Trois prototypes :

Le Wikifier : Une très bonne démonstration d’analyse des groupes nominaux de n’importe quelle page HTML permettant ensuite d’enrechir la page d’informations supplémentaires sur ces groupes nominaux (célébrités, organisations, pays, villes) : un petit exemple avec les célébrités.

Voxalead : Une démonstration très intéressante de moteur de recherche multimédia (Quaero commencerait-il enfin à avoir quelques retombées intéressantes ?) : Vous saisissez votre recherche et le moteur vous retourne les vidéos dans lesquelles les termes de votre recherche sont présents : vous obtenez également pour affiner votre recherche une liste des médias répondant à votre recherche, un liste des personnalités relatives à votre recherche, des organisations, etc.
Ensuite, lorsque vous souhaitez consulter une vidéo, des marqueurs sont positionnés sur l’échelle de temps de la vidéo aux endroits où sont prononcés les mots recherchés.
De loin la démonstration la plus intéressante, le Voxalead montre clairement la voie à suivre dans les moteurs de recherche vidéo. Essayez, vous serez certainement impressionnés.

Emilie : j’ai essayé et effectivement, je suis impressionnée. Vive les navigateurs aussi (les panels sur la droite). Ce type de moteur est vraiment très pratique lorsqu’on a des vidéos très longues et qu’une seule partie nous intéresse. A suivre. C’est étonnant que ce ne soit pas cette innovation qui soit sur la page d’accueil.


Miiget : plus anecdotique et bien moins impressionnant, cet outil permet de retrouver les personnes liées à une célébrités : Jean travaille sur le sujet, nous avons également travaillé dessus sur staragora et pour arriver à un résultat intéressant, une analyse des co-citations est largement suffisante (la base du traitement étant de savoir correctement identifier les groupes nominaux d’un texte).

Emilie : un outil « fun » pour les fans qui veulent tout savoir sur leurs stars préférés. Mais pas encore parfait. J’ai testé la requête Brad Pitt et j’ai obtenu 14 pages. L’acteur doit avoir un énorme réseau d’où le nombre de pages (plus que Christian Slater en tous cas mais moins que Céline Dion). Mais je me dis qu’il serait peut-être mieux de réduire le nombre de résultats et d’améliorer leur pertinence : par exemple, Jennifer Anniston, son ancienne compagne deux fiches, celle à son propre nom et une autre avec le nom de son personnage dans Friends. Ca m’étonne que Georges Clooney n’arrive que sur la seconde page. Et aussi, Willian Shatner (Star Streck) est confondu avec Edward Norton. Et plusieurs filtres de recherche seraient les bienvenus : par période, par artiste quand il y a plus qu’un lien qui relient deux artistes, etc. ;)

Bref, de bien belles choses sur cet ExaLabs. Bravo !

Emilie : oui ! Merci Jérôme pour le billet. :)

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