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Evri : la recherche se fait en fonction de nos centres d’intérêt
juin 12th, 2008 by emilie

Evri est un moteur de recherche lancé en version bêta le 29 mai par la société du même nom. Mais que fait-il au fait ce Evri ? D’après L’Atelier :

Il « va interconnecter les résultats de recherche des utilisateurs en fonction de leurs centres d’intérêt. »

Et L’Atelier poursuit en disant qu’il s’agit de :

« Une application qui correspond à la tendance vers plus de web sémantique où la machine comprend les informations qu’elle délivre« .

On assiste en ce moment à un boom du Web sémantique (ou Web 3.0) ! C’est pour la bonne cause bien sûr, le Web sémantique étant censé apporter de nombreux bénéfices aux utilisateurs, en l’occurrence pour la recherche. Reste qu’ils n’en sont pas véritablement conscients et donc qu’il est difficile de les faire passer d’un Google à un moteur de recherche alternatif, même si ce dernier est plus performant. On peut terminer en notant que :

  • Le Web sémantique n’en est qu’à ses balbutiements
  • Les applications recourant à ce type de technologie ne sont pour l’instant que des prototypes
  • Aujourd’hui, ce qui fera la différence entre deux moteurs de recherche identiques d’un point de vue technologique, ce sera l’interface ! (Jérôme : ce que nous soulignons déjà dans un précédent billet)

Jérôme : Le web sémantique et les moteurs sémantiques sont vraiment les termes à la mode en ce moment. C’est ainsi qu’un nouveau futur moteur nommé evri, se propose d’aider les internautes à trouver des contenus en relation avec leurs centres d’intérêt.
Parfait. Belle ambition. J’ai hâte de disposer d’un tel outil. Mais en habituel monsieur septique, j’ai quelques doutes, car encore une fois on nous fait miroiter que la machine va avoir accès au sens de l’information, alors que le web sémantique ce n’est pas tout à fait ça.

Mythes et réalités de la recherche sémantique
juin 4th, 2008 by jerome

Un très bon billet de Alex Iskold fait le point sur les mythes et les réalités de la recherche sémantique. Ce billet est en anglais, mais je vous conseille vivement de le lire.

Alex Iskold insiste sur le fait que contrairement à la croyance générale :

  • la recherche sémantique n’est pas meilleure que la recherche basique de type Google sur des questions basiques
  • elle ne peut pas résoudre tous les problèmes: « Il existe des limites fondamentales au delà desquelles l’ordinateur ne peut aller. Certains problèmes ont un nombre exponentiel de solutions et ce n’est pas parce que nous les représentons en RDF que nous allons magiquement les résoudre ».

Alex Iskold recadre donc le web sémantique et le définit comme une transposition à l’échelle du web des bases de données relationnelles. Et comment interrogeons-nous de telles bases de données ? Avec un langage structuré. Le challenge des moteurs de recherche sémantiques se situerait donc non pas dans l’étiquetage du Web, mais bel et bien dans son interface de recherche :

Comment interroger une base structurée ?

  • un unique champs de recherche permettant de formuler des requêtes en langage structuré ? Accessible uniquement aux spécialistes.
  • un formulaire de recherche présentant les nombreux champs de la base ? Encore trop compliqué (qui utilise les recherches avancées des moteurs ?)
  • une interface graphique de type wizard permettant d’affiner sa recherche à chaque étape ? C’est une piste, mais qui demande à fortement réfléchir sur l’interface utilisateur, et puis en général, lorsque l’utilisateur effectue une recherche, il veut une réponse immédiate.
  • un unique champs de recherche à la Google. Simple pour l’utilisateur, complexe pour le moteur. Ce dernier doit en effet analyser la recherche de l’utilisateur et la traduire en une requête structurée.

Ainsi, contrairement à Alex Iskold, je ne pense pas que les moteurs de recherche sémantiques prendront le pas sur Google en offrant une interface exhibant toute leur puissance, mais au contraire, lorsqu’ils trouveront une solution pour effectuer des recherches complexes tout en gardant une interface de recherche la plus simple possible.

Tout le challenge des Google Killers à venir est là (je pense entre autres à Yahoo! avec Search Monkey) : Comment offrir une interface de recherche simple pour interroger un contenu complexe et structuré ?

Emilie : la qualité des résultats d’une recherche est importante mais elle ne doit être possible à tous les prix, notamment via la complexification des modalités de recherche offertes aux utilisateurs. Plusieurs enquêtes ont montré que l’interface épurée de Google avait beaucoup contribué à son succès. En outre, tout doit être transparent : l’algorithme de recherche est difficile à concevoir, à mettre en oeuvre ? L’utilisateur final n’a pas à le savoir. D’ailleurs, peu importe que la recherche soit sémantique ou d’un autre type pour un utilisateur à partir du moment où il trouve ce qu’il recherche. C’est ce qui lui importe le plus selon moi.

SearchMonkey : Yahoo! se lance sur le web 3.0
mai 16th, 2008 by jerome
Yahoo! SearchMonkey est ouvert aux développeurs depuis hier soir (webrankinfo, electronlibre, secrets2moteurs).

J’ai eu le temps de le tester un peu hier soir (une petite application shopreflex) et de parcourir la documentation.


Il y a beaucoup à dire, mais comme les lecteurs de blogs n’aiment pas les longs billets je vais essayer de synthétiser:

  • SearchMonkey permet d’ajouter des informations aux résultats de Yahoo Search!
  • Le développement d’une application SearchMonkey est vraiment très simple (quelques minutes si on connait bien XML, XSL et XPath)
  • Un très grand nombre de schémas de méta données sont pris en charge : Dublin Core, Microformats, RDF, …
Le développement d’une application se résume à extraire des informations structurées de vos pages et à les faire correspondre au vocabulaire relativement riche proposé par Yahoo!

Bref, avec SearchMonkey, Yahoo! permet d’augmenter la visibilité de votre site, d’améliorer l’expérience utilisateur mais aussi (et surtout du point de vue de Yahoo!) de structurer l’information sur le web par un processus collaboratif (tous les développeurs d’application SearchMonkey aident sans le savoir à structurer la base de données de Yahoo!) plutôt qu’un processus centralisé qui serait voué à l’échec devant l’ampleur de la tâche.Là où certains ne croient plus en Yahoo!, où d’autres se battent sur le terrain des réseaux sociaux, Yahoo! tente de dessiner le web 3.0 pour s’y imposer comme leader.

Emilie : je ne suis pas une spécialiste de développement et je ne me permettrais donc pas de faire des commentaires sur ce point. Par contre, je note que ce service offre deux choses aux développeurs, qui me semblent essentielles : d’une part, la possibilité de personnaliser la présentation des résultats, d’autre part, la possibilité d’ajouter une dimension sociale aux sites. C’était indispensable ? Inévitable ?

Vous l’aurez compris, je suis très enthousiaste et déjà séduit par SearchMonkey. Si en plus Yahoo! parvenait à masquer les aspects techniques de sa solution en utilisant une interface à la croisée de Yahoo! Pipes et de Dapper, ils proposeraient là une solution incroyablement puissante.

Emilie : quelques questions… La sortie de SearchMonkey va t’elle avoir une influence sur les sites Web, quant à l’utilisation de micro-formats ? Doit-on s’attendre à une amélioration de la recherche chez Yahoo ?

»  Substance: WordPress   »  Style: Ahren Ahimsa